🐈🐕Chats, chiens: 340 millions d’animaux de compagnie vivent aujourd’hui dans les foyers européens. Et ce chiffre a bondi de 11 % rien qu’en 2022.
On adore nos compagnons à quatre pattes, on se préoccupe de leur bien-être, on légifère même pour les protéger. Et c’est très bien !
👀 Mais il y a un angle mort dans cette belle histoire.
Que se passe-t-il quand ils croisent la route d’un oiseau nicheur, d’un lézard ou d’un petit mammifère sauvage ? Juridiquement, pas grand-chose.
🇪🇺 L’Union européenne protège la faune sauvage d’un côté.
Elle protège le bien-être de nos animaux domestiques de l’autre.
Mais entre les deux ? ➡️ Un vide.
Un vide qui a des conséquences très concrètes.
🐣 Le chat domestique est aujourd’hui considéré comme l’un des prédateurs invasifs les plus destructeurs au monde. Environ 25 % des extinctions contemporaines de reptiles, d’oiseaux et de mammifères lui sont attribuées à l’échelle planétaire. Même un chat bien nourri chasse. C’est dans sa nature.
25% … c’est pas rien.
🐦 Les chiens ne sont pas en reste. Sur les plages naturelles, leur simple présence suffit à compromettre la reproduction de ces oiseaux nichant au sol.
Face à ce constat, les réponses varient énormément d’un pays à l’autre. Certains misent sur les programmes de capture-stérilisation-relâcher pour les colonies félines. Problème : la littérature scientifique montre que cette approche, bien qu’acceptée socialement, ne réduit ni les populations de chats ni leur impact sur la faune à court terme.

⁉️ Alors, que faire ?
Certainement pas diaboliser nos animaux de compagnie. Mais peut-être commencer par regarder la réalité en face. L’Union européenne dispose de leviers juridiques pour agir : les directives environnementales obligent déjà les États membres à prévenir les dommages aux espèces protégées. Cela pourrait se traduire par des restrictions plus claires sur la liberté de déplacement de nos compagnons, particulièrement dans les espaces naturels sensibles.
🦮 Et nous, propriétaires, avons aussi notre part de responsabilité. Garder son chat à l’intérieur ou dans un enclos sécurisé, tenir son chien en laisse dans les zones de nidification, éviter les colonies félines à proximité des espaces protégés…
Ces gestes simples peuvent faire une vraie différence.
Ce post est construit sur base d’un article publié dans The Conversation par Miguel Ángel Gómez-Serrano, Assistant lecturer, Universitat de València
DOI: 10.64628/AAK.phxdjkvrr