Je publie des vidéos YouTube pour parler de science et d’animaux. Alors quand je vois une publication scientifique qui se demande si les vidéos YouTube favorisent la protection de la faune sauvage, je suis obligé de la lire 👀
Et le résultat est… mitigé 🤷
📈 Une équipe de l’Université du Michigan vient de publier une étude durant laquelle ils ont analysé près de 1 750 vidéos YouTube consacrées à la faune sauvage et plus de 24 000 commentaires associés.
🦍 Premier constat : les vidéos les plus nombreuses montrent des animaux en captivité (zoos, réserves), loin devant les vidéos de conservation qui ne représentent que 6 à 9 % du contenu animalier sur la plateforme. Les vidéos de chasse, elles, sont deux fois plus fréquentes 🔫
😻 Deuxième constat, et c’est le plus frappant : quand on regarde ce que les gens écrivent en commentaires, l’attitude dominante est l’admiration. « Trop mignon ! », « Quel animal magnifique ! »… 32 % des commentaires expriment de l’émerveillement pour la faune. C’est beau, mais est-ce que ça suffit ?

🫤 Parce que les appels à l’action concrets — du type « signez cette pétition », « contactez vos élus » — ne représentent que 2 % des commentaires. Deux petits pourcents.
Autrement dit : YouTube est formidable pour faire aimer les animaux. Mais entre aimer les animaux et agir pour les protéger, il y a un fossé que la plateforme (et ses créateurs) ne comble pas (encore).
💪 Il y a quand même des lueurs d’espoir. Les vidéos portées par des personnalités engagées dans la conservation génèrent davantage de commentaires orientés vers l’action. Et certaines espèces polarisent les débats : les loups, par exemple, déclenchent des discussions passionnées sur la cohabitation humains-faune, avec de vrais appels à se mobiliser.
🎥 Qu’est-ce que j’en retiens pour ma propre chaîne YouTube (Science Bestiale)?
Que montrer la beauté du vivant, c’est nécessaire. Mais que si on veut aller plus loin (et ça me parait important) il faut aussi oser dire à son audience : « Voilà ce que vous pouvez faire concrètement. » Transformer l’émerveillement en engagement, c’est peut-être le vrai défi des créateurs de contenu animalier.